Témoignage d’une doctorante japonaise à Strasbourg

À l’Université de Strasbourg, je suis en train de préparer une thèse portant sur les peintures murales à la fin du Moyen-Âge sous l’excellente direction de mon professeur, dont j’ai également suivi l’enseignement particulièrement dense. Les échanges réguliers que je peux entretenir avec ce dernier enrichissent mon travail et mes questionnements, ce qui me permet d’entrevoir de nouvelles perspectives de recherches. En outre, je privilégie également à l’Université de Strasbourg d’un accès idéal à un corpus de données qui étend ma connaissance dans mon domaine d’études. La très riche bibliothèque du département d’Histoire de l’Art et les fonds de la Bibliothèque nationale universitaire apportent un confort documentaire exceptionnel. En cela, l’Université de Strasbourg est pour moi un lieu privilégié de recherches. Je dois également souligner que, de par leur attractivité culturelle, l’Université de Strasbourg et Strasbourg offrent des conditions de vie et de recherche très confortables aux chercheurs étrangers. Les locaux du Collège Doctoral Européen m’assurent une résidence tranquille et agréable, au cœur du Campus universitaire et non loin du Palais Universitaire. Si Strasbourg est évidemment une ville bien plus petite que Tokyo, elle me procure de meilleures conditions de travail – à l’exception toutefois des heures d’ouverture des bibliothèques, toujours trop courtes à mon grand regret. Enfin, et cela ne peut être passé sous silence eu égard à la spécificité de mon domaine de recherche, la localisation de Strasbourg au cœur de l’Europe me permet d’effectuer de nombreux voyages d’études, indispensables à la poursuite de mes travaux. Mes recherches impliquent en effet des déplacements pour prendre des photos de monuments historiques et obtenir des documents « de première main » sur place. Ces voyages de recherche contribuent à agrémenter mon séjour en France et c’est là un aspect de la recherche dont je n’avais jamais fait l’expérience au Japon. Je me suis ainsi rendue dans le Midi, en Bourgogne, à Paris, en Île-de-France et ailleurs. Les observations de terrain me procurent toujours des idées qui font progresser mes recherches. Les photos que je prends constitueront à terme une vaste documentation non seulement pour ma thèse, mais aussi pour mes projets d’étude futurs. Pour toutes ces raisons, mon expérience personnelle de chercheuse japonaise accueillie à l’Université de Strasbourg est pour l’heure une belle opportunité, à titre personnel et en vue de mes projets futurs. S’il est au début difficile de comprendre le mode de fonctionnement des différentes institutions auxquelles j’ai accès, après quelques semaines d’acclimatation, il s’avère que cette université offre sans conteste d’excellentes conditions de recherche en SHS.

POUR CITER CET ARTICLE :

Yuko Katsutani. (01/05/2014). « Témoignage d’une doctorante japonaise à Strasbourg ». Le Guide du Doctorat en SHS. Strasbourg : Doxtra. Consulté le 22/09/2018 : http://guide.doxtra.org/temoignages/temoignage-dune-doctorante-japonaise-a-strasbourg/

You may also like...

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *